Les victimes d'agressions sexuelles induites par la drogue ne sont jamais responsables. Une agression sexuelle est un acte grave.

Les agressions sexuelles facilitées par la drogue sont un crime grave

La sexualitĂ© est un acte intime. L'agression sexuelle ne l'est pas; elle comporte un abus de pouvoir, la crainte et la perte de contrĂŽle. Au cours d'une agression, une femme peut ĂȘtre battue ou mĂȘme tuĂ©e. Les drogues du viol peuvent ĂȘtre fatales, surtout si elles sont mĂ©langĂ©es Ă  de l'alcool. MĂȘme en l'absence de violence physique ou de drogues, les victimes peuvent ĂȘtre marquĂ©es Ă©motionnellement et pourraient ne plus se sentir en sĂ©curitĂ© pendant longtemps.

Les victimes d'agressions sexuelles facilitées par la drogue ne sont jamais responsables

Les survivantes d'une agression sexuelle pourraient se blùmer de ce qui leur est arrivé. Elles pourraient en avoir honte ou se sentir comme si elles l'avaient provoqué en buvant trop ou en s'habillant ou en agissant d'une certaine façon. La vérité est que la façon dont vous vous habillez ou agissez ne devrait jamais provoquer un viol; une relation sexuelle ne devrait avoir lieu que lorsque les deux personnes sont consentantes.

La drogue du viol la plus courante n'est pas le RohypnolÂź, mais bien l'alcool

Lorsqu'on invoque les drogues du viol, on a tendance à penser aux drogues étant glissées dans le verre d'une femme à son insu. Cette façon de faire se produit mais, pour le moment du moins, est assez rare. Plus souvent qu'autrement, les victimes d'agressions sexuelles sont des femmes qui ont un peu trop bu et qui sont abusées sexuellement aprÚs avoir perdu conscience ou qui sont trop intoxiquées pour résister à l'agression.

Les agressions sexuelles facilitées par la drogue se produisent plus souvent qu'on ne le croit

La plupart de ces crimes se produisent sans ĂȘtre dĂ©clarĂ©s Ă  la police, ni rĂ©solus ou prouvĂ©s. Les raisons pour lesquelles les femmes ne dĂ©clarent pas le crime Ă  la police sont nombreuses. Plusieurs drogues utilisĂ©es aux fins de viol, dont l'alcool, peuvent avoir des effets sur la mĂ©moire de la victime, et certaines femmes ne savent pas avec certitude si elles ont Ă©tĂ© agressĂ©es sexuellement. Certaines peuvent Ă©galement penser que la police ne les croira pas, ou estiment qu'elles Ă©taient en partie responsables. Certaines pourraient mĂȘme vouloir oublier toute cette histoire.

La plupart des viols facilités par la drogue sont commis par une personne que la victime connaßt ou en qui elle a confiance, et non par des étrangers

La plupart des agressions sexuelles sont des crimes de situation, par exemple, un homme agresse sexuellement une femme intoxiquĂ©e par l'alcool ou par une drogue quelconque, parce qu'il la considĂšre comme une « cible facile ». Ainsi, il est assez courant que la victime connaisse son agresseur. La plupart du temps, le viol facilitĂ© par la drogue est commis par un ami ou une connaissance, par une personne rencontrĂ©e lors d'un rendez-vous amoureux ou par le conjoint, et parfois mĂȘme par le mari ou un membre de la famille. On estime qu'environ 75 % des viols sont commis par une connaissance ou une personne rencontrĂ©e lors d'un rendez-vous amoureux.

Les femmes sont presque toujours les victimes des agressions sexuelles facilitées par la drogue et les adolescentes et les jeunes femmes sont les plus à risque

Les femmes ĂągĂ©es entre 16 et 24 ans sont quatre fois plus Ă  risque d'ĂȘtre agressĂ©es sexuellement que les femmes des autres groupes d'Ăąge1. Mais, bien que les femmes soient presque toujours les victimes d'un viol facilitĂ© par la drogue, n'importe qui peut subir ce crime, mĂȘme les hommes.

Statistiques et faits à propos du viol facilité par la drogue :

  • Environ 25 % des femmes soutiennent que la drogue a jouĂ© un rĂŽle dans un viol.
  • La plupart de ces crimes se produisent sans ĂȘtre reconnus, dĂ©clarĂ©s, rĂ©solus ni prouvĂ©s.
  • Certaines des drogues utilisĂ©es aux fins d'une agression sexuelle ou d'un viol peuvent ĂȘtre fatales lorsque mĂ©langĂ©es Ă  de l'alcool.
  • Les drogues du viol sont couramment utilisĂ©es aux fins rĂ©crĂ©atives, faisant courir Ă  l'utilisatrice le risque d'une agression sexuelle.
  • Les adolescentes (ĂągĂ©es entre 16 et 19 ans) et les jeunes femmes (entre 20 et 24 ans) sont quatre fois plus Ă  risque d'ĂȘtre agressĂ©es sexuellement que les femmes des autres groupes d'Ăąge.
  • On estime que la plupart des agressions sexuelles, soit environ 75 %, sont commises par une connaissance ou une personne rencontrĂ©e lors d'un rendez-vous amoureux.
  • La substance la plus frĂ©quemment dĂ©tectĂ©e chez les victimes d'une agression sexuelle facilitĂ©e par la drogue est l'alcool. La marijuana vient en deuxiĂšme position.