Le point G (ou zone de Grafenberg) est une zone érogène chez l'être humain. Sa stimulation est censée produire une réaction sexuelle intense accompagnée de puissants orgasmes.

Où se trouve le point G ?

Le point G féminin est situé au milieu de la face antérieure du vagin. La position sexuelle en levrette permet une stimulation maximale de cette zone.

Le point G masculin est situé près de l’urètre à l’intérieur du rectum, sur la paroi avant, celle qui sépare le corps de la verge de l’anus. Le point G masculin est toutefois moins reconnu que son équivalent féminin.

Découverte et bibliographie

Si la découverte par un obstétricien allemand, Ernst Grafenberg date de 1950, la notion de point G ne devient populaire qu'en 1981 avec la publication aux États-Unis de The G-Spot and other discoveries about human sexuality, d'Alice Ladas, Beverly Whipple, et John Perry.

Shere Hite, en parle dans la préface du fameux The Hite Report: A Nationwide Study on Female Sexuality.

Une bande dessinée, L'amour propre ne le reste jamais très longtemps de Martin Veyron, met en scène les aventures de Bernard Lermite à la découverte du point G.

Anatomie et scepticisme

Alors que les études cliniques sur le sujet restent marginales, l'existence du point G est encore controversée. D'un point de vue histologique, cette zone correspondrait à une zone de la muqueuse vaginale particulièrement riche en terminaisons nerveuses.

Le point G correspond aux glandes péri-urétrales mais n'est présent que chez 80 % des femmes et son emplacement varie d'une femme à l'autre. Ces glandes ont le même marqueur que la prostate chez l'homme, le PSA, et ont la même origine embryonnaire (jusqu'à 8 semaines, l'appareil génital est identique chez l'embryon mâle et femelle). La FICAT a baptisé ce tissu glandulaire « prostate féminine », bien qu'il soit assez différent (les cellules sont similaires mais l'organe est peu dense et étalé).

Sous l'effet de l'excitation, ces glandes produisent un éjaculât, différent du fluide vaginal mais qui contribue aussi à la lubrification. Cette éjaculation féminine peut être spectaculaire et le phénomène est parfois nommé « femme fontaine »

Cependant, la correspondance qui a été établie pour la définition du point G entre richesse anatomique et accroissement du plaisir n'a jamais été démontrée scientifiquement, et doit donc être prise avec les plus grandes précautions.

Cependant, une étude 1 menée en France sur dix femmes (ce qui ne constitue donc pas un échantillon suffisant, l'étude n'étant par ailleurs pas en double aveugle) a montré que la régénération de ce tissu chez des femmes se plaignant de dysfonction sexuellé féminine (DSF) augmentait leur nombre d'orgasmes de 40 à 50 %, avec une satisfaction de 70 % des patientes

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